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Nathalie Lafrance : sans poudre aux yeux

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Nathalie Lafrance s’assoit sur un tabouret planté au milieu de son salon de beauté, là où les clientes attendent habituellement leur tour de passer sous le plumeau et les pinceaux. Dans son dos, les vernis, les fards et les nacres se disputent l’attention, dans un amalgame de couleurs vitaminées, aux tendances de la saison.Blogue
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Nathalie Lafrance : sans poudre aux yeux

Nathalie Lafrance : sans poudre aux yeux

Nathalie Lafrance s’assoit sur un tabouret planté au milieu de son salon de beauté, là où les clientes attendent habituellement leur tour de passer sous le plumeau et les pinceaux. Dans son dos, les vernis, les fards et les nacres se disputent l’attention, dans un amalgame de couleurs vitaminées, aux tendances de la saison.

Devant cet arc-en-ciel de poudres et de gels, la propriétaire d’Esthétique Jolie contraste avec son visage nu. Seul un fin trait de khôl surligne son vif regard marron.

Du premier coup d’œil, on voit que Nathalie Lafrance n’est pas une esthéticienne comme les autres. La native de Saint-Éloi ne se sert pas de sa figure comme d’un tableau publicitaire pour ses produits-vedettes. Au contouring, au draping et aux autres modes de crémage épais qui riment en -ing, elle préfère le naturel. Avec elle, surtout pas de bling-bling !

« Non, je ne suis pas trop dans le flashing. Je suis esthéticienne pour les autres, pas pour moi, précise-t-elle immédiatement. J’ai choisi ce travail pour apporter du bien aux femmes, pour les rendre fières. Quand elles sortent d’ici, elles se sentent belles et confiantes. C’est pour cette raison que je suis convaincue de pratiquer le plus beau métier du monde. »

Inspirée par une sœur

Dernière d’une famille de neuf enfants, Nathalie Lafrance s’est découvert une passion pour l’épiderme très jeune, en observant les autres filles de son clan s’offrir des coquetteries. « Quand ma grande sœur revenait de chez l’esthéticienne, je me précipitais pour voir le résultat. Comme bien des fillettes, j’aimais aussi maquiller mes poupées, avec les produits que je volais à ma mère. »

C’est d’ailleurs cette sœur aînée qui, connaissant sa curiosité pour tout ce qui touchait aux pores, lui a suggéré d’aller étudier l’esthétique à Rimouski.

Un an et demi après avoir obtenu son diplôme, la brunette de 22 ans ouvrait avec une amie son salon sur la rue Lafontaine, dans les locaux voisins d’où il se trouve présentement. Cinq ans plus tard, elle devenait la propriétaire unique d’Esthétique Jolie. À ses côtés, trois spécialistes y offrent aujourd’hui des soins allant du nettoyage de la peau à l’épilation, du maquillage aux massages.

Les mains avant les machines
L’arrivée en masse des traitements médico-esthétiques, avec leur attirail d’aiguilles et de jus magiques, a profondément transformé le marché de la beauté ces dernières années. Nathalie Lafrance, elle, est restée campée sur ses positions. Pas question d’ouvrir les portes de son cocon paisible aux machines qui font la guerre aux années !

D’ailleurs, l’esthéticienne ne grimace pas en révélant son âge. Elle revendique fièrement ses 48 ans, même si elle a la chance de ne pas en porter les stigmates.

« Deux tendances coexistent maintenant dans le domaine : soit on opte pour le médical, soit on penche pour le naturel. Moi, je n’ai pas eu à choisir. Je ne pourrais pas faire autrement. Ce serait me trahir. Je trouve les gens tellement plus beaux au naturel. »

Elle n’est pas la seule Terrienne à penser comme ça, même si les fronts trop lisses courent les rues.

« Oui, le Botox est populaire, mais il y a encore beaucoup de femmes qui le refusent et qui préfèrent recevoir des soins de façon traditionnelle. Aucune machine ne pourra jamais remplacer mes mains ! » lance-t-elle, en brandissant ses deux outils de travail.

De bois plus que d’asphalte
Nathalie Lafrance ne prône pas les vertus de la nature qu’à son travail. Elle habite en forêt, à Notre-Dame-du-Portage, avec deux grands danois, un chat et des poules. Aussi, le plus souvent qu’elle peut, elle s’évade au parc des Chutes ou au circuit du Cabouron, à Saint-Germain-de-Kamouraska, pour courir dans les bois.

Après avoir accompli trois marathons, la quarantenaire a décidé, il y a deux ans, de quitter les routes pour découvrir les sentiers. « J’en avais assez de l’asphalte. J’avais besoin de me connecter à l’énergie des arbres, besoin de courir à travers les roches et les racines. »

Elle s’entraine cet été pour réaliser un défi de 50 kilomètres en montagne.

Ça, l’esthéticienne le fait uniquement pour elle. Pas pour les autres.

Sans poudre aux yeux.

Esthetique jolie, rue Lafontaine. Credit photo : Catherine Roy
Esthetique jolie, rue Lafontaine. Credit photo : Catherine Roy
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Laura Martin

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